Une coupure de courant dans un bâtiment plein de monde, et c'est le noir complet. L'éclairage de sécurité est là pour ce moment : il s'allume tout seul et permet à chacun de sortir sans paniquer.
Deux rôles différents
- L'éclairage d'évacuation montre le chemin : les blocs signalent les sorties et les changements de direction, avec les pictogrammes que tout le monde connaît.
- L'éclairage d'ambiance (dit « anti-panique ») éclaire les grandes salles pour que personne ne reste dans l'obscurité totale.
Quelles règles ?
Les exigences dépendent du type de bâtiment : établissement recevant du public, lieu de travail, immeuble de grande hauteur, habitation. Chacun a ses textes et ses seuils. Quelques principes reviennent partout :
- un bloc au-dessus de chaque sortie et de chaque issue de secours ;
- des blocs à chaque changement de direction et à intervalles réguliers le long des circulations, pour qu'on en voie toujours un ;
- une autonomie d'au moins une heure après la coupure ;
- des appareils conformes aux normes et faciles à tester.
Les erreurs que l'on voit souvent
- Un bloc caché par une gaine, un panneau ou une porte ouverte : sur le plan il est là, dans la réalité on ne le voit pas.
- Un bloc d'ambiance oublié dans une salle réaménagée ou agrandie.
- Des blocs alimentés par le mauvais circuit : ils doivent surveiller le circuit d'éclairage normal du local qu'ils éclairent, sinon ils ne s'allumeront pas au bon moment.
- Un entretien difficile : des appareils à tester sans système de test automatique, dans un bâtiment de plusieurs centaines de blocs, c'est autant de visites manuelles.
Placé en 3D, du premier coup
Dans la maquette, chaque bloc est posé avec les plafonds, les gaines et les portes. On vérifie qu'il se voit vraiment, que les distances sont respectées et qu'il est raccordé au bon circuit, avant que les équipes ne montent sur l'échafaudage.
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